Notre plaidoyer auprès des instances politiques.

Manifeste pour un logement digne et accessible à Bruxelles

La crise du logement abordable : état des lieux

Bruxelles traverse une crise du logement sans précédent. Les locataires sont majoritaires dans la capitale, mais les loyers explosent année après année. Les prix ont plus que doublé en vingt ans, et l'accélération récente est vertigineuse. Les studios franchissent désormais des seuils symboliques inimaginables il y a quelques années. Cette inflation a des conséquences concrètes : les ménages bruxellois paient toujours plus cher. Pendant ce temps, des milliers de logements sont retirés du marché locatif par des plateformes touristiques. Une part importante des Bruxellois vit dans des logements insalubres. En Belgique, des dizaines de milliers de personnes sont sans authentique chez-soi. Face à cette situation, les autorités publiques restent largement en retrait : Bruxelles compte très peu de logements sociaux. Les amendes infligées aux propriétaires pour location non-conforme témoignent d'un marché mal régulé.

Le paradoxe bruxellois

Bruxelles compte plus de logements que de ménages. Des logements existent donc, mais ils demeurent inaccessibles. Près de la moitié des ménages est composée d'une seule personne, et la colocation explose — signes d'une adaptation forcée à des prix devenus prohibitifs. Le marché locatif bruxellois est dominé par des petits et moyens bailleurs, souvent propriétaires de leur résidence principale. Il s'agit d'un marché majoritairement privé, avec peu d'acteurs institutionnels.

Les questions qui dérangent

Qu'est-ce qui détermine vraiment les prix de l'immobilier et des loyers ? Comment la spéculation immobilière ferme-t-elle l'accès au logement ? Quel est l'impact réel des plateformes comme Airbnb sur le marché locatif traditionnel ? Le logement est-il un bien comme les autres ? Est-il acceptable que certains s'enrichissent facilement grâce à l'immobilier pendant que d'autres peinent à se loger ? Le logement doit-il être considéré comme un investissement ou comme un droit fondamental ?

Repenser le revenu locatif

Contrairement à une voiture qui s'use et perd de la valeur, la valeur d'un logement ne diminue généralement pas dans le temps. Au contraire, elle tend à augmenter, créant une plus-value en plus du revenu locatif. Le logement agit comme bien commun, articulant droits fondamentaux et justice économique. Le locataire renforce le capital du bailleur sans bâtir son propre patrimoine. Ce déséquilibre interroge notre conception du « revenu locatif » : doit-il continuer à être une rente extractive, profitant principalement aux propriétaires au détriment des locataires ? Plutôt qu'une quête de rendement maximal, privilégions une logique d'usage juste du bien, de loyers transparents et plafonnés, et de relogement assuré avant toute expulsion. L'enjeu éthique est majeur : comment faire pour que le logement cesse de reproduire un rapport de puissance asymétrique, et devienne une richesse commune, accessible et équitable, pour tous ?

D'autres modèles sont possibles

La location-accession, les coopératives d'habitants, le Community Land Trust, l'habitat participatif : ces modèles montrent qu'il est possible de concevoir le logement autrement, en sortant de la logique spéculative pour privilégier l'usage et l'accès au logement. BADALA se veut être une autre alternative, plus proche de la gestion immobilière classique tout en assumant sa responsabilité sociale.

Notre proposition : des propriétaires responsables

BADALA rassemble des propriétaires conscients qui assument leur responsabilité sociétale face à la crise du logement. Nous croyons que les bailleurs peuvent faire partie de la solution, pas du problème. Les bailleurs BADALA s'engagent à proposer des logements de qualité à des prix abordables, dans le respect du droit au logement inscrit dans la Constitution. Ils privilégient l'humain sur le profit et contribuent à créer une ville plus juste. BADALA porte la voix de ces propriétaires responsables auprès des instances politiques. Nous défendons les intérêts des bailleurs qui s'engagent pour un logement abordable, en proposant des mesures qui les soutiennent dans leur démarche solidaire. Notre plaidoyer politique vise à créer un cadre législatif et fiscal qui encourage la location responsable plutôt que la spéculation, tout en respectant nos valeurs de justice sociale et d'accès au logement pour tous.

Nos combats politiques

BADALA milite activement pour transformer le marché du logement bruxellois : 📉 Nous défendons un encadrement des loyers pour garantir l'accessibilité et freiner la spéculation immobilière. 🏘️ Nous plaidons pour toute facilitation d'accès à la propriété et pour une augmentation massive de logements sociaux et abordables. 🚫 Nous militons contre les marchands de sommeil et les logements inoccupés qui aggravent artificiellement la pénurie. 🔧 Nous demandons la mise en place d'un système public d'aide à la rénovation, conditionné à l'abordabilité, la salubrité et la performance énergétique des biens, pour permettre aux propriétaires responsables d'améliorer leurs logements sans augmenter les loyers de manière disproportionnée.

Rejoignez le mouvement

Même si vous n'êtes pas encore bailleur, vous êtes les bienvenus. Propriétaires occupants, futurs bailleurs, ou simples propriétaires sensibles à ces enjeux : votre adhésion apporte du poids politique à notre mouvement et renforce notre capacité d'action collective. Ensemble, nous pouvons changer la donne. Chaque propriétaire qui nous rejoint contribue à légitimer une approche plus solidaire du logement à Bruxelles.

BADALA A.S.B.L. / BE1031012307 / Rue des Vétérinaires 84 / Anderlecht 1070

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